Dernière démarque

Consigne : Rédigez la carte de vœux qu’un vieux manteau, une paire de chaussures usée, une chemise déchirée ou toute autre vieillerie adresse à son remplaçant.

Je suis La vieille paire de lunettes, celle qui va finir sa vie dans un dispensaire au Burkina Faso. Qui sait sur quel nouveau nez je vais me poser ?
Elle m’a rangée dans l’étui en simili cuir, celui d’origine qui n’a plus de couleur et qui ferme mal. Pourvu que je reste dans la boîte jusqu’à la fin du voyage et que je ne m’égare pas dans le fond d’un carton en Afrique !Lire la suite

L’éclairage des mots

Combien de temps pour trouver le mot juste ? Combien de jours ? Combien de remises en question de la page écrite ?
Comment atteindre la phrase, l’expression, pour exprimer le vu, le perçu, le deviné, le ressenti par l’image, à d’autres qui ne voient pas.
Il y a parmi tous les thèmes présents dans le film « Vers la lumière » de Naomi Kawase, cette quête de vérité, d’objectivité, d’effacement de l’auteur.
Ce film magnifique, sensible, intelligent, a reçu quelques mauvaises critiques. Une raison de plus pour se rendre au cinéma, non ?
Synopsis :Lire la suite

Olga, Camille et les autres

Salle comble mercredi 10 janvier au Centre Péguy pour la restitution du stage « Écrire, femmes héroïnes ». Quentin Delépine, metteur en scène, comédien et musicien, a mis en voix et en musique neuf histoires de femmes imaginées par neuf écrivantes en octobre dernier.

Olga la prostituée russe, Camille la transsexuelle, Jeanine la résistante, Poppy, Margaret,  Louise, Léonie, Gabrielle, Mathilde, ces personnages de fiction ont en commun d’avoir été confrontés à la guerre, la violence, l’injustice… autant d’obstacles surmontés. Résilientes, leur capacité à se reconstruire et à tendre la main à d’autres autorise à les classer parmi les « héroïnes de guerres ».

Quentin Delépine, avait invité la harpiste Sujata Chapelain à l’accompagner dans cette traversée de portraits : textes, voix, musique réunis en un même lieu.

Merci au Centre Péguy et au service des publics des musées d’Orléans de vouloir et de permettre ces créations.

Le bon goût des contraintes

« L’inspiration, c’est prendre de l’air, laisser entrer de l’extérieur à l’intérieur, rappelle Eve-Laure, créatrice de sushis* . Dans mon métier, c’est capter tout ce qui flotte autour de moi, comme une antenne, me laisser pénétrer, bercer et, avec ça, faire du nouveau. Tout peut devenir une idée, un parfum, une couleur, une musique, une ambiance. Curieusement, ce qui m’inspire le plus, ce sont les contraintes. Que faire avec les ingrédients dont je dispose ?
Dans les moments essentiels de ma vie, c’est pareil. L’inspiration est une forme de disponibilité, qui se cultive. C’est être dans l’instant, en accord avec ce qui est. Attentif. »

Extrait de l’article « L’inspiration nous donne des ailes », par Marie-Claude Treglia in SPIRIT, automne 2017.

* Wafu, Les Halles, allée du Curry, Nîmes

« Ouf ! »

Il y a peu, l’idée que la cigarette, un jour prochain, puisse être interdite dans les films français s’est propagée sur les ondes radiophoniques. De l’autre côté du poste, on extrapole, on s’interroge. Et si la cigarette était aussi bannie des livres ? Et si l’interdiction s’étendait à l’alcool, aux excès de vitesse ? Ainsi naissent les consignes…

Ecrire un très court texte où l’on « entende »  le ou les personnages s’adonner à des activités nuisibles pour leur santé, leur sécurité, leur tranquillité… ou pour celles des autres : fumer, boire de l’alcool, dépasser la limitation de vitesse, traverser en dehors des clous, passer la tondeuse un jour férié, ne pas ramasser la crotte de son chien…
Réécrire ce texte en supprimant ces excès. A vos stylos !

Envoyez-nous vos textes, nous en publierons un.