Horoscope : si vous êtes hérisson…


L’atelier itinérant de janvier s’est déroulé au Centre Culturel municipal de Vence dans une ambiance particulièrement décontractée. Les écrivants, tous sensibles à l’astrologie, ont rédigé leurs prédictions pour l’année 2019. Si vous êtes Hérisson ou Gecko ascendant papillon ou bien Panda ascendant caméléon ou encore Coccinelle ou éventuellement Licorne ascendant escargot ou même Tyrannosaure ascendant huître, votre avenir est écrit !

HÉRISSON
Si vous êtes hérisson, janvier, le premier mois de l’année, sera sous le signe de l’amour.
En couple, vous trouverez des idées pour mettre un peu… de piquant dans le quotidien !
Célibataire, soyez prudents : si vous tapez dans l’oeil d’un congénère, il risquerait de se retrouver borgne.Lire la suite

Néologismes tracassants

Courcueller verbe : tartiner du beurre sortant du frigo sur une tranche de pain de mie mou.

Cra n.m. inv. : miettes de biscottes dans les draps.

Loustaner verbe : cacheter l’enveloppe avant d’inscrire l’adresse qui est sur la lettre à l’intérieur.

Quand les mots manquent pour désigner les petits tracas de la vie, il suffit de les créer. C’est ce que les auteurs du Dictionnaire des tracas ont fait. À vous…

Foutasser verbe : S’époumoner en soufflant sur un feu qui ne veut pas prendre parce que le bois est mouillé.
(J’ai tellement foutassé hier soir que ce matin j’ai des yeux de grenouille.

Rambicouler verbe : confondre salière et sucrier, et sucrer son entrecôte ou saler son yaourt.Lire la suite

Parce qu’il n’y a pas que le Beaujolais…

Vendredi 16 novembre, L’écriture nomade a choisi la M-o-ma pour célébrer l’arrivée d’écrivants nouveaux dont le lecteur trouvera ici quelques concaténations, figures de style gouleyantes, et concoctées en groupe.

Le vin m’enivre comme chaque soir, est-ce que j’arriverai à enlever cette buée ?
Cette buée finira bien par se dissiper même après un autre verre.
Un autre verre… ce fut celui de trop. Roland Makenzi ne s’en remit jamais.
Jamais, je ne vis d’alcoolique aussi élégant et tenant des propos si cohérents.
Cohérents ! Enfin ce n’est pas le terme exact, Makenzi était un dandy.
Un dandy vaporeux et acide comme un Beaujolais nouveau lorsqu’il n’avait pas son quota d’alcool pour éteindre les étincelles de sa méchanceté.
Sa méchanceté légendaire, on en parla bien longtemps après sa mort, après ce dernier verre de trop qui le plongea dans un coma, dans un trépas, puis un jour on n’en parla plus.

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On se fait notre cinéma…

Les écrivants du mercredi, influencés par l’ambiance cinématographique diffusée du 6 au 12 novembre à Vence par les 24e rencontres Culture & cinéma, se sont amusés, à partir de sept mots et en dix minutes, à présenter les critiques de films qui ne demandent qu’à exister… ou pas !

 


Mots imposés : louche – carambole – baskets – arawak – salon – râteau – calèche
Titre : Des caramboles à la louche
C’est un film d’une inventivité débordante d’humour et en même temps d’un réalisme à toute épreuve.
Il s’agit d’une sorte de western dont le réalisateur a beaucoup pris dans les films de Sergio Leone et dans l’histoire improbable d’un peuple indien. En effet, il s’agit des aventures de « Fils de lune », un Arawak de la dernière génération, qui se déplace dans une calèche volée aux chercheurs d’or, et qui porte des baskets à clous. Lire la suite

Ça cartonne !


En août, L’écriture nomade prépare son déménagement.
Dans les cartons, à l’abri de l’oubli, bien rangés, les souvenirs de vous, vous tous
que j’ai aimé rencontrer, écouter dire, écouter lire…

Merci !

C’est dans les Alpes-Maritimes, à Vence, que l’histoire de L’écriture nomade se poursuit. De nouvelles pistes d’écriture et de lecture à voix haute s’ouvrent.

Pour un atelier, pour un stage, quiconque le souhaite peut faire escale.

A bientôt.

En avant la musique !

Karen Chaminaud, accordéoniste

Avec des notes d’accordéon,
avec des textes étonnants,
avec des voix assurées,
la lecture chez l’habitante a marqué la fin d’une très belle année d’écriture, de lecture, d’émotions.

Bravo et merci.

 

Sur la table du salon

Recueils de textes écrits au Centre Péguy et à l’hôpital Daumezon

En juin, deux recueils ont pointé leur nez, deux objets qu’il fait bon laisser vivre un temps sur la table du salon. « Écrire, femmes héroïnes », avec ses airs de Gallimard, a déjà le physique attractif qui fait se tendre les mains . « Chêpah, Chêpah, Chêpah », avec son titre intrigant, suscite forcément la curiosité.

Il y a dans ces deux ouvrages une multitude d’univers qui s’expriment. Il suffit d’ouvrir une page au hasard pour sentir le souffle d’un écrivant. Souffle : mouvement de l’air que produit une personne en expirant. Souffler… pour mieux inspirer ?

« Écrire…
J’écris vers la lumière
J’écris si on me laisse écrire.
J’écris dans mon lit, dans mon cœur, dans ma tête, dans mes larmes,
J’écris dans l’Histoire, dans les couleurs de ma vie.
J’écris pour dire l’amour, le bonheur et pour la gloire.
J’écris si Dieu veut, si on m’aime, si je veux.
J’écris quand j’en ai envie, sur les nuages,
sur la mer, sur une montagne, sur une ardoise.
J’écris pour oublier ma pauvre vie, pour me souvenir de l’enfance,
de mes erreurs et pour saluer le retour d’un ami.
J’écris pour me rappeler mes cauchemars.
J’écris quand j’ai rêvé, quand je suis angoissé.
J’écris en verlant, en chantant, en dansant, en riant.
Écrire ça vide la tête
ça nous évade
ça enlève les idées noires
ça relaxe
ça relève l’esprit
ça rend fier.
J’écris donc je suis
J’écris donc je suis écrivain… »
Texte collectif extrait de « Chépâh, Chépâh, Chépâh »